- Améliorer l’accessibilité et la proximité pour chacun aux biens et services fondamentaux : services publics, culture, activités sportives, commerces, artisans…
- Peser sur les choix pour une santé de proximité (médecins et hôpitaux locaux).
- Soutenir le spectacle vivant et la création musicale.
- Ouvrir les lycées à l’éducation populaire.
- Accélérer le déploiement du haut débit Internet pour couvrir l’ensemble du territoire.
- La desserte des territoires favorisera les transports au meilleur bilan carbone, avec des redéploiements vers des modes souples.
- Soutenir l’autonomie et accompagnement des associations par la création d’une chambre régionale des associations qui valorisera les acquis de l’expérience des bénévoles.
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Programme du Mouvement Démocrate pour les régions
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La région, avocate des services publics
Les régions doivent avoir un vrai poids dans le maintien et le développement des services publics sur leurs territoires. L’objectif du Mouvement Démocrate est que, d’ici 2014, aucun habitant ne se trouve à plus de trente minutes d’un service public essentiel.
Dans un pays vaste comme la France, doté de nombreux territoires ruraux, il n’est pas acceptable que l’implantation des services publics sur le territoire se réduise davantage chaque année ou que les missions de service public soient de plus en plus souvent confiées à des opérateurs privés. Il est nécessaire qu’une égalité de traitement entre urbains et ruraux, entre les plus aisés et les plus démunis, soit garantie. Les dépenses de service public, contrairement aux idées néolibérales, ne nuisent pas par principe à l’activité économique : la France est un des pays les plus attractifs du monde en terme d’investissement étranger notamment en raison de la qualité de ses infrastructures et de ses services publics.
Chargés de l’aménagement du territoire, des transports et d’un grand nombre d’équipements publics, les régions disposent d’une réelle légitimité et de nombreux leviers pour agir sur l’accès aux services publics. Elles sont directement en charge de la construction et de l’entretien de services publics essentiels d’éducation : lycées, centres d’apprentissage et de formation professionnelle ; et peuvent de ce fait agir directement pour assurer la répartition de ces services publics sur leur territoire.
De plus les régions, en charge de l’élaboration du schéma régional de transport, doivent désormais penser celui-ci pour préserver l’égalité des citoyens dans l’accès aux services publics. En mettant en place de nouvelles dessertes et en luttant pour le désenclavement des quartiers et des zones rurales, les régions doivent garantir que les services publics essentiels soient accessibles à tous les citoyens en moins de trente minutes d’ici à 2014.
Enfin les régions disposent d’un poids politique important qu’elles doivent utiliser pour se faire l’avocat auprès de l’Etat de l’importance des services publics. Les régions démocrates se battront avec l’Etat s’il le faut pour maintenir sur leur territoire les services publics essentiels, en particulier dans les domaines de la santé et de l’éducation : les hôpitaux, les écoles doivent rester implantés sur tous les territoires de la République. Nous proposons en particulier l’instauration d’un moratoire de trois ans sur les suppressions d’écoles, pour garantir à tous les jeunes l’accessibilité du service public d’éducation.
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Plan régional santé
Dans certaines régions, les « déserts médicaux » deviennent une réalité qui dégrade fortement l’accès aux soins d’un grand nombre d’habitants. L’accès aux soins doit devenir un objectif des schémas d’aménagement du territoire, et les régions doivent se saisir de nouvelles compétences en matière de santé pour y faire face. Le Mouvement Démocrate propose la mise en place dans chaque région d’un plan régional de santé, en concertation avec les populations locales, les professionnels de santé et les partenaires sociaux pour coordonner les actions de prévention et organiser au mieux la répartition territoriale de l’offre de soins.
Les régions sont l’échelon le plus pertinent pour mettre en œuvre un plan de santé : elles ont en effet la connaissance des besoins de la population locale et peuvent trouver des solutions adaptées en terme de prévention et de soins. Ce plan régional de santé, voté chaque année par le Conseil Régional, doit coordonner des études épidémiologiques régionales pour évaluer au mieux les situations et les facteurs de risques, construire de manière concertée avec la population et les professionnels des solutions pour réduire les maladies évitables et enfin organiser un meilleur accès aux soins.
Le plan régional de santé doit prendre en charge la prévention, qui doit être davantage présente dans les établissements gérés par la région tels que les lycées, les centres d’apprentissage et de formation professionnelle. Il faut que la région établisse un lien entre ces établissements et les internats et externats de médecine, les centres universitaires présents sur son territoire.
Les régions doivent également avoir une action concrète sur la démographie médicale, pour éviter l’émergence de « déserts médicaux » dans certains territoires, telles que les zones rurales ou les zones urbaines éloignées des centres-villes. Alors que le nombre de médecins n’a jamais été élevé qu’aujourd’hui (340 praticiens pour 100 000 habitants), la répartition sur le territoire pose problème, d’autant plus que le vieillissement global de la population va accroitre les besoins de soins dans les années à venir. La lutte des régions contre la désertification médicale passe par la mise en place de contrats incitatifs pour les jeunes médecins, qui s’engagent à s’installer sur un territoire délaissé. Le soutien aux maisons de soins et aux initiatives de coopération entre praticiens devra être développé.
De plus le Mouvement Démocrate reste vigilant suite à la mise en place des Agences Régionales de Santé, qui doivent permettre une régionalisation effective de la politique de santé. Nous proposons que le choix du directeur de l’ARS soit, dans chaque région, approuvé par le Conseil régional, et que la place des représentants des collectivités locales et des partenaires sociaux dans le conseil de surveillance des ARS soit renforcée.
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La région pilote en matière de culture
Le temps où la nécessité de l’unité nationale s’opposait à la pluralité régionale est révolu. L’Etat a compris qu’il devait veiller sur nos patrimoines régionaux mais, aujourd’hui, nos régions aspirent à être les propres artisans de la promotion de leur histoire et de la production de leurs talents. Inéluctablement, l’initiative culturelle sera de plus en plus régionale. C’est pourquoi le Mouvement Démocrate veut offrir à nos régions le moyen de diffuser et de garantir à tous l’accès à l’activité culturelle, au cœur de la vitalité régionale.
Les langues sont le plus beau patrimoine que l’histoire a légué à nos régions. Plus que la diversité, les langues régionales représentent la richesse française et européenne. Pour cela, il est de notre devoir d’en garantir l’usage et l’avenir. Qui mieux que la région peut protéger ce droit aux langues ?
Evidemment, Le Mouvement Démocrate pense que l’amour de la culture régionale se transmet essentiellement par l’éducation et l’enseignement. La loi Deixome du 11 janvier 1951 reconnaissait déjà la nécessité de « rechercher les meilleurs moyens de favoriser l’étude des langues dans les régions ». La région doit soutenir les instituteurs, éducateurs et professeurs qui, chaque jour, trouvent les meilleurs moyens d’éduquer nos enfants à l’histoire de leur région.
La diffusion culturelle permet non seulement de sauvegarder nos richesses régionales, mais aussi et surtout d’en créer de nouvelles. Vouloir offrir à nos enfants, à nos artistes régionaux, le moyen de réaliser leur talent, exige de faire de la région le moteur d’une économie culturelle forte et créatrice. Pour cela, le Mouvement Démocrate imagine la région de demain, capable d’aider, soutenir et défendre les experts.
La région doit être l’expert capable de mener à bien la noble et exigeante mission que lui confieront demain les citoyens : faire vivre leur identité régionale. Parce que défendre tout ce que nos régions ont d’exceptionnel, c’est se battre pour la culture, la diversité au sein de l’Europe et la décentralisation, le Mouvement Démocrate veut garantir l’accès pour tous à la culture des régions françaises.
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Université populaire du soir
Alors que la demande de formation et d’enrichissement culturel n’a jamais été aussi forte et nécessaire pour la requalification professionnelle, les Régions disposent d’un potentiel unique pour y répondre : les lycées.
Les 4500 lycées Français, dont la construction et l’entretien dépendent des Conseils régionaux, sont inoccupés une grande partie du temps. Le Mouvement Démocrate propose que les régions profitent de ces créneaux libres pour mettre en place une nouvelle université populaire, ouverte à tous et favorisant l’apprentissage, l’épanouissement et la requalification tout au long de la vie et pour tous les publics.
Le progrès d’une société ne peut se bâtir sans une volonté farouche de donner au plus grand nombre accès aux savoirs à tout moment de leur vie.
Premier objectif de cette université populaire : organiser la lutte contre l’illettrisme et l’apprentissage de la langue française au plus près des citoyens qui la maîtrisent mal, afin de lutter contre les exclusions et de favoriser l’intégration et l’insertion.
Au delà de ce premier objectif, c’est un changement de point de vue qu’il faut opérer en affirmant la formation ne peut plus être exclusivement initiale et réservée aux plus jeunes. L’émancipation par l’accès aux savoirs de tous doit être organisée sur tout le territoire, les lycées offrant un maillage de proximité pour y répondre.
Dans ces lieux de savoir doit donc s’opérer une véritable révolution, à l’échelle des régions. Cette université populaire sera une arme considérable pour permettre la formation des citoyens tout au long de leur vie, pour faire circuler la connaissance, pour donner l’envie de la découverte culturelle et scientifique, pour faciliter l’apprentissage des langues étrangères.




