moisson1Alors que la population mondiale ne cesse d’augmenter et qu’une partie de l’humanité meurt de faim, il est indispensable de défendre et de soutenir l’agriculture. La France, pays agricole par excellence, doit favoriser l’émergence d’un nouveau modèle d’agriculture durable. C’est aux régions, espace des identités agricoles, de promouvoir ces nouvelles filières de production.

L’agriculture est un atout pour de nombreuses régions françaises. Elle emploie près d’un million de personnes, et occupe un poids économique considérable. La France est aujourd’hui le premier producteur et le premier exportateur agricole européen. Les Régions doivent être la cheville ouvrière du maintien de l’agriculture comme pilier de notre modèle économique et social.

Les filières de production agricole doivent ainsi être soutenues et accompagnées vers des méthodes de plus en plus raisonnables et raisonnées : il s’agit de passer à une agriculture durable, de produire mieux. Il faut donc favoriser l’irrigation maîtrisée et non agressive pour l’environnement, la sobriété en engrais, la diminution de l’utilisation des pesticides. Des aides à l’investissement seront créées pour soutenir les exploitants.

Le Mouvement Démocrate propose que les régions accompagnent cette transition, en favorisant l’émergence sur leur territoire de filières courtes
, de proximité, entre producteurs et consommateurs. Celles-ci permettent l’amélioration de la qualité alimentaire, assurent aux agriculteurs des revenus suffisants, et permettent d’économiser les transports. La coordination des acteurs et le soutien aux expérimentations permettront cette émergence. Cette aide des régions doit privilégier les exploitations familiales, dont deux tiers dégagent des revenus inférieurs au SMIC, de façon à soutenir un monde paysan qui se sent souvent abandonné.

De plus la région doit également agir pour valoriser les filières bio, notamment en devenant un acheteur majeur des produits issus de ces filières régionales pour les établissements dont le conseil régional a la charge.

Les labels AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) ou IGP (Indication Géographique Protégée), garantissant l’origine et le savoir-faire d’élaboration d’un produit, doivent être soutenus et valorisés par les régions pour garantir le développement des terroirs et la transmission des traditions agricoles.

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Quatre propositions pour Poitou-Charentes par Michel Amblard, candidat en Charente-Maritime

1 – Production d’énergies renouvelables

Le bois est présent de manière conséquente en Poitou-Charentes, notamment sous forme de taillis. Les chutes d’élagage, les sous produits du bois d’œuvre, ainsi que la régénérescence des forêts pourraient facilement être récupérés afin d’être transformés en plaquettes.
Bien réorganisée,  la fabrication de celles-ci ne consommerait pas plus d’énergie qu’un simple broyage de destruction.
La rénovation régulière des installations de chauffage et l’adaptation des outils de l’industrie peuvent très largement absorber la production locale.
En équivalence, 2,5kg de bois de chêne correspondent à 1l de fioul et 1ha de taillis peut produire 100 tonnes de bois.

2 – Développement de l’élevage bovin et ovin pour la sauvegarde des zones humides

La dégradation des zones humides provient essentiellement de la disparition de l’élevage et donc des prairies.
La pérennisation de ces milieux ne pourra se faire que grâce à une occupation équilibrée du territoire par une activité agricole d’élevage économiquement solide et durable. La valorisation des produits carnés peut se développer par une identification géographique, type IGP, par la mise en place d’outils de transformation (abattoirs, ateliers de découpe) et par l’organisation d’une filière de distribution (bouchers, grandes distributions, vente à la ferme…)
La Charente Maritime, département touristique, voit sa population, consommateurs potentiels, tripler l’été, passant de 600 000 habitants à près de deux millions.

3 – Maintenir les équilibres socio-économiques par l’augmentation de la valeur ajoutée ainsi que de l’emploi dans le secteur primaire et particulièrement en agriculture.

Le climat de notre région permet des cultures multiples et variées. Au-delà des céréales, du lait et de la viande, il existe beaucoup d’autres productions comme la vigne, les fruits et légumes, les volailles, le tabac, les escargots, etc…
Ces activités, non délocalisables, si elles sont maintenues et développées créent des emplois stables et durables : 5000 exploitations agricoles génèrent environ 15 000 emplois pleins directs. La rentabilité de ces exploitations, donc leur durabilité, passe par deux points précis :

a- l’organisation de chaque filière pour mieux valoriser et pour réguler
b- raccourcir les circuits de distribution pour limiter les intermédiaires et rapprocher le consommateur du producteur (marché fermier)

Dans l’absolu, une progression de 10% du revenu agricole pourrait générer, rien que pour la Charente-Maritime, la création de 6 000 emplois et une amélioration du taux de chômage départemental de 3 points.

4 – Gestion des éco-systèmes par une meilleure maitrise de l’utilisation de l’eau

Les précipitations moyennes en région Poitou-Charentes, de 838 mm/an, sont légèrement supérieures à la moyenne nationale (800 mm/an). La région Poitou-Charentes est marquée par des années hydrologiques très variables et des inégalités entre départements. Par  exemple,  la Charente-Maritime avec une pluviométrie moyenne de 950mm par an,  peut être considéré comme n’étant pas structurellement déficitaire en eau.
Par contre, un fort déséquilibre existe puisque les précipitations ont lieu surtout l’hiver avec des inondations, alors que l’été est généralement sec. Avec une affluence d’estivants, consommateurs pendant cette période, le phénomène de sécheresse, alourdi par l’irrigation des cultures, s’amplifie.

Dans les années 80, le président du Conseil Général d’alors, Mr François BLAIZOT, avait énormément travaillé le problème avec des propositions de solutions.
Il faut aujourd’hui reprendre ses idées avec notamment la réalisation de bassins de rétention des crues et la construction de réserves pour l’agriculture alimentées l’hiver et complétées par la réutilisation des eaux usées de la période estivale.

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Réponse à l’Appel “Alimentons le Poitou-Charentes” Par Nicolas Turquois, Agriculteur, Tête de liste dans la Vienne

L’accès au foncier.

Sans une volonté politique forte, le foncier ira toujours préférentiellement à l’agrandissement car une exploitation déjà en place aura toujours plus de moyens qu’une personne souhaitant développer une agriculture bio ou du maraîchage par exemple. La région Poitou-Charentes a déjà constitué une réserve foncière avec l’aide de la SAFER mais elle doit le faire bien davantage et prioritairement autour des villes pour favoriser le développement d’une agriculture de proximité (AMAP par exemple).
A ce titre là, en réservant des terres, la région doit absolument s’engager à ne pas les utiliser pour des lotissements ou des zones commerciales pour ne citer qu’elles. Le gâchis de surfaces naturelles à proximité des villes est un véritable scandale !

La mise à disposition de jardins est très judicieuse.

D’abord, parce qu’elle peut remettre nos citoyens en face d’un certain nombre de réalités. Entre les intentions de semis et les récoltes, il faut beaucoup de travail et il y a parfois des accidents : le résultat n’est pas toujours au rendez-vous ! Au-delà de ça, en période de difficultés économiques, le jardin peut apporter une véritable bouffée d’oxygène au propre comme au figuré pour alléger le coût de l’alimentation.

La formation et la sensibilisation sont essentielles.

Et je pense particulièrement à l’agriculture conventionnelle ! Si on ne peut pas s’en passer, par la formation des acteurs, on peut considérablement en diminuer son impact sur notre environnement. Par le seul jeu des conditions d’application, les doses de produit de traitements peuvent être réduites généralement de 30 % tout en maintenant leur efficacité ! C’est un exemple parmi d’autres.

Les diversifications

Le problème de notre agriculture d’un point de vue économique est sa trop grande spécialisation. Diversifions nos productions et nous redonnerons de la vie à nos campagnes et de la qualité à nos paysages.

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Fiche sur la crise du lait

Auteur : Michel AMBLARD

Le constat

La crise actuelle du lait résulte d’une forte diminution du prix payé aux producteurs (450€/1000 litres en 2007 – 250€ / 1000 litres aujourd’hui), en raison de :
1) La diminution de la consommation en lien avec la crise économique
2) La dérégulation de la production (hausse des quotas en vue de leurs disparitions en 2015 et suppression de l’intervention de l’Etat)
3) L’augmentation des coûts de production (280€/1000 litres en moyenne)

Des solutions sont possibles :

- Le maintien du contrôle de la production par les quotas en attendant l’élaboration de nouvelles règles
- La mise en place d’un système de contractualisation entre les producteurs, les industriels et les distributeurs en évitant l’intégration (l’un des trois ne doit pas pouvoir imposer ses règles aux autres) sur la base du coût de production national
- La création d’un marché à terme du lait au moins sur un an à l’identique des céréales, mais seulement intra communautaire de la zone Euro
- L’allègement des charges : taxe carbone, taxe foncière, charges sociales, …

Comment les appliquer

- En appliquant les accords interprofessionnels signés au cours de l’année 2009
- En décalant d’un an, au moins, les charges sociales, fiscales et financières pour renflouer les trésoreries
- En suspendant temporairement l’obligation de mises aux normes

Proposition

Modifier la réglementation européenne sur la concurrence et les ententes illicites pour permettre l’obligation d’appliquer les accords interprofessionnels sur l’établissement du prix en fonction du coût de revient
Dans le cadre des lois 2005 sur les territoires ruraux et NRE, mettre en place un système d’assurance chiffre d’affaires basé sur le principe de la DPA, et instaurer un fonds de retrait en cas de crise grave et durable.